Exercice d'écriture #11 : la super vilaine

Pour trouver l'exercice de cette quinzaine, je n'ai pas eu à chercher très loin. Je me suis tournée une fois de plus vers mon support d'écriture et d'expérimentations rédactionnelles préféré : le jeu de rôle textuel. Je vous propose le thème que j'ai eu envie de jouer cette semaine, à savoir la super vilaine.

Les super héros/héroïnes

Les super héros·ïnes sont des êtres généralement doté·es de super pouvoirs et/ou de super accessoires, ayant pour vocation de combattre le mal et de protéger la veuve et l'orphelin. Pétri·es de sentiments honorables et paré·es des qualités les plus nobles, leur principal dilemme consiste souvent à vouloir concilier leur identité et leurs devoirs de super héros·ïnes avec leur désir d'une vie simple et "normale" vécue dans l'anonymat le plus pur.

Image par Christian Dorn de Pixabay
Si j'ai eu envie de jouer la super vilaine avec Pincemi, c'est parce qu'il y a sur le jeu un personnage de super héroïne. Cette super héroïne déchue est devenue une épave et pleure sa misère, étendue sur un trottoir, la trompe nasale dans la gadoue. Comme aucun personnage ne s'est vraiment dévoué pour la consoler et la remettre sur pied, Pincemi, en bonne peste psychotique, a donc saisi l'occasion de pouvoir une nouvelle fois péter un plomb et devenir une super vilaine.

Les super vilain·es

Le·a super vilain·e, c'est l'antagoniste par excellence du super héros. Parfois plus subtil·e que son homologue bienveillant·e, iel a souvent un passé trouble, voire douloureux. Abîmé·e et animé·e par un profond traumatisme, le·a super vilain·e est violent·e, cruel·le et sans pitié. Prêt·e à tout pour assouvir des objectifs pas jolis jolis comme la destruction ou la domination du monde, iel ne lésine pas sur les moyens, ni sur les dommages collatéraux.


Comme ce n'est pas la première fois que Pincemi passe du côté obscur pour devenir une Super Peau de Vache et que je la trouve un peu trop sage depuis un peu trop longtemps, je me suis dit que ça pourrait être marrant de devenir l'incarnation du Mal. Et redonner ainsi une raison de vivre à notre super héroïne pour l'instant vautrée dans sa propre déchéance. Car une super vilaine à combattre, c'est la raison d'être de ces gugusses masqué·es aux idéaux de justice et de paix. Et puis, avouons-le, c'est super jouissif de jouer les ordures.

L'exercice #11

L'exercice #11 est, vous l'aurez deviné, super simple : devenir un·e super vilain·e (avec un pouvoir, un équipement ou une aptitude quelconque), échafauder un plan pour conquérir/détruire le monde - ou, l'autre classique du genre, se débarrasser durablement et de façon irréversible de votre antagoniste en collants - et le mettre à exécution.


Vous n'êtes évidemment pas obligé·e d'écrire un texte parodique. Qu'il soit dramatique, héroïque ou que ce soit un pamphlet ; que votre plan diabolique réussisse ou échoue, l'essentiel est de prendre du plaisir. Il y a tant de méchant·es dont on peut s'inspirer dans les livres, les films et les séries. Choisissez, adaptez, écrivez ^^

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